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CAPOEIRA Jeunes

 

GLBE PHOTO CAPOEIRA Coups de pied

 

La capoeira est un art martial Afro-Brésilien qui puiserait ses racines dans les méthodes de combat et les danses des peuples africains du temps de l’esclavage au Brésil. Elle se distingue des autres arts martiaux par son côté ludique et souvent acrobatique. Les pieds sont très largement mis à contribution durant le combat bien que d’autres parties du corps puissent être employées telles que, principalement, les mains, la tête, les genoux et les coudes. Les « joueurs » peuvent prendre position en appui ou en équilibre sur les mains pour effectuer des coups de pieds ou des acrobaties. De formes diverses, la capoeira est jouée et/ou luttée à différents niveaux du sol et à différentes vitesses, accompagnée le plus souvent par des instruments, des chants et des frappements de mains.

 

La présence, dans la capoeira antique, d’éléments culturels africains et de luttes traditionnelles entretenues par les esclaves étaient proscrites par les colons, les esclaves les occultaient donc en leur donnant l’apparence de danses folkloriques autorisées, finissant parfois par se mêler totalement à ces dernières et s’y confondre définitivement. La cohabitation de ces pratiques folkloriques et le caractère violent des luttes a longtemps donné un caractère complexe et ambivalent à la capoeira qui peut être vue selon les lieux, situations et contextes comme oscillant entre le jeu, la danse et le combat de forme plus ou moins violente.

 

              GLBE PHOTO CAPOEIRA Histoire      HISTOIRE                                                      

Il est très difficile de décrire en détail la naissance de cet art martial puisqu’il est né dans la clandestinité et donc n’a laissé quasiment aucune trace pour raconter son histoire. Certains voient la capoeira comme totalement africaine car tout ce qui la constitue existe, ou aurait existé, sous une certaine forme en Afrique. Il est possible que la capoeira ait été inspirée notamment des techniques de combat des armées du Royaume Kongo qui comprenait le Congo, le Congo-Brazzaville, l’Angola et le Gabon.

Cet art de guerre à main nue était enseigné aux guerriers devant affronter les armées d’occupation et portait le nom de « NGO-LO », traduction « la force de la panthère », celle-ci étant le totem historique du peuple Kongo.

D’autres pensent qu’elle est totalement brésilienne puisque née sur le territoire du Brésil bien qu’ayant pour créateurs des esclaves venant d’Afrique. Cependant la version la plus communément admise est qu’elle est inextricablement afro-brésilienne : pendant l’esclavage au Brésil dès le 16ème siècle, les portugais ont séparé et mélangé différentes tribus africaines pour diminuer les risques de révoltes, plusieurs populations se seraient retrouvées en contact et de ce regroupement hétéroclite serait née la première forme de capoeira, association de luttes et traditions africaines dans un contexte de société coloniale portugaise au Brésil.

La capoeira exprimerait une forme de rébellion contre la société esclavagiste, les premiers capoeiristes s’entraînaient à lutter en cachant leur art martial sous l’apparence d’un jeu ; ainsi quand les maîtres approchaient, le caractère martial était déguisé par la musique et les chants, le combat se transformant promptement en une sorte de danse en forme de jeu agile qui trompait leur méfiance et les empêchaient de voir le caractère belliqueux de la capoeira pensant qu’il ne s’agissait que d’une autre « brincadeira » d’esclave (jeu ou divertissement en portugais). Cette volonté de déguisement, de tromperie de la société coloniale a façonné la capoeira pour lui donner une coloration profondément ambivalente et brute que l’on retrouve toujours aujourd’hui, faisant de la capoeira une pratique se définissant entre manifestation culturelle de par ses chants, sa musicalité et ses codes, lutte traditionnelle ayant ses coups, ses prises ou jeu d’apparence ludique mouvements acrobatiques, malice.

La capoeira aurait été aussi conçue et pratiquée dans les « Quilombos», refuges secrets d’esclaves en fuite créés dans des endroits peu accessibles dans le but d’échapper et résister à leurs tortionnaires.

 

CONTENUS TECHNIQUES  

      GLBE IMAGE CAPOEIRA RODA                                                         

La principale caractéristique de la capoeira est la « roda ».

C’est le cercle que forment les capoeiristes lors des confrontations qui sont appelées « jogos » jeux.

Elle met en scène tous les aspects de la capoeira :

  • l’aspect martial avec ses combats
  • l’aspect artistique avec les « floreis » (acrobaties)
  • la musique avec les chants et les instruments typiques de la capoeira.

 

Le jeu symbolise le combat, l’expression corporelle et la conversation non verbale entre les deux partenaires. Cette ronde, qui délimite l’espace de jeu, sert surtout à créer une ambiance propice au spectacle. En effet cette roda crée, par ses chants et ses rythmes brésiliens, une ambiance festive et chaleureuse qui donne de « l’énergie » aux capoeiristes qui s’affrontent au centre du cercle.

 

Dans une roda typique on retrouve les Instruments traditionnels de la Musique brésilienne suivants :

 

  • 3 BERIMBAU      
  • 2 PANDEIRO                                     GLBE PHOTO CAPOEIRA Musique instruments
  • 1 ATABAQUE
  • 1 AGOGO 

 

La personne qui tient le berimbau gunga (qui produit le son le plus grave) contrôle la roda. C’est elle qui décide du rythme de la musique et donc du type de jeu que doivent produire les capoeiristes au centre de la roda, et c’est elle qui décide du début et de la fin de la roda.