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Nous sommes le Mercredi 18 Juillet 2018, il est 12:44... Bienvenue sur le site de « Gym loisirs et Bien être »

WING TSUN

Principes

Le Wing-Tsun Traditionnel n’est pas qu’un assemblage de mouvements, de techniques. Il est avant tout composé de concepts, de principes applicables à toutes situations quelque soit le mouvement effectué. Les formes, les mouvements sont en premier lieu éducatifs, pédagogiques. Ils ont pour but de nous amener à comprendre et à intégrer les principes et concepts du Wing-Tsun Traditionnel.

Concepts fondamentaux du Wing Tsun Traditionnel

  • ACTIF

Si la voie est libre, avance

Quel que soit le but que l’on veut atteindre, il ne peut se concrétiser que si l’on fait le premier pas, que si l’on avance dans sa direction (tout en restant vigilant). Si un obstacle minime arrive sur notre chemin rien ne sert de se décourager il faut aller voir cet obstacle pour le connaitre. En effet, une flaque d’eau sur notre chemin est un obstacle gênant mais elle ne nous empêche pas de continuer notre route. C’est cette même idée appliqué au combat.

On ne peut vaincre un adversaire en restant passif ou inactif. Il faut être actif.

La première intention n’est pas la défense mais l’attaque (tout en restant protégé). Si la voie est libre notre attaque passera. Si elle est bloquée par le bras de notre agresseur, de même qu’il ne faut ne pas se décourager fasse à un obstacle, il ne faut pas retirer son bras directement mais rester en contact avec celui de l’adversaire pour le connaitre. Si sa force est inférieure à la mienne, tout comme la flaque d’eau, son bras me gêne mais ne m’empêche pas de continuer d’avancer sur lui.

  • PASSIF

si la voie est entièrement bloquée, ou que la force de ton adversaire est supérieure à la tienne, ne t’y oppose pas mais cède intelligemment 

Ici céder ne veut pas dire abandonner mais accepter de passer par un autre chemin. Si je ne suis plus devant une flaque d’eau mais un fleuve a gros courant, il ne sert à rien que je me jette dans celui-ci, mieux faut que je le longe pour trouver une autre route qui me permettra de passer de l’autre côté. Une fois de plus, c’est cette idée qui est appliquée au combat. Si mon attaque est bloquée ou bloque celle de mon agresseur mais que celui-ci a une force supérieure à la mienne, rien ne sert de s’entêter à lutter physiquement. J’accepte de céder, tout en absorbant la force de mon adversaire, pour trouver une autre porte par laquelle passer.

  • RÉACTIF

une fois ton autre chemin trouvé avance de nouveau, mets y ta force et ajoute celle de ton adversaire

Voilà, tu as trouvé ou créer une nouvelle route alors avance avec toute ta volonté mais reste vigilant car un nouvel obstacle peut toujours arriver. Encore une fois cette même idée est appliquée en combat. Lorsque j’ai était passif que j’ai cédé pour crée une nouvelle porte, j’avance dans celle-ci en ajoutant la force de mon adversaire, absorbée précédemment, à la mienne tout en restant protégé.

Les quatre principes fondamentaux du Wing Tsun Traditionnel

Les principes du Wing-Tsun traditionnel rejoignent et permettent d’intégrer les concepts WTT.

Si la voie est libre, avance en frappant tout en restant protégé !

Le combattant doit avancer constamment et directement sur l’adversaire avec tout son corps dans la direction de la ligne centrale.Le combattant avance et attaque en empruntant le chemin le plus court sans prendre d’élan.

Si la voie n’est pas libre (obstacle), cherche le contact avec ton adversaire et maintiens le!

Si l’un de nos bras a établi le contact avec un des bras de l’adversaire, nous ne retirons pas notre bras nous faisons pression en direction de celui-ci sur la ligne centrale.

Si la force de ton adversaire est supérieur à la tienne, ne t’y oppose pas mais cède intelligemment.

Si quelqu’un vous pousse, il ne faut plus lui opposer de résistance et pousser dans sa direction ; si quelqu’un vous tire, vous devez vous laisser tirer et être disposé à suivre la direction de cette traction.

Si l’adversaire se retire, suis-le et récupère la distance.

Le principe de suivre l’adversaire est la conséquence d’être actif. Comme nous allons vers l’avant, si notre adversaire se recule continuer d’avancer dans sa direction.

Les premières notions de pratique

  • Le concept de ligne centrale 

Le chemin le plus court entre deux points est la ligne droite. En Wing-Tsun Traditionnel, la plupart des attaques se font sur cet axe.

  • La pression

La pression n’est pas une tension musculaire mais se représente plutôt comme l’envie d’aller devant. Elle s’acquière à force de pratique et de relâchement musculaire.

  • La calle

Avoir une bonne calle signifie que l’on peut attaquer tout en restant protégé : si notre attaque est bloquée, l’idée est de déformer notre bras (être passif) afin de rester protégé. Elle repose principalement sur la position du coude pour le haut du corps et la position du genou pour le bas du corps.

  • La bulle

La bulle est semblable à notre maison, c’est notre domaine personnel. Toute personne entrant dans notre bulle sans y être invité doit être repoussé. De même que si quelqu’un s’introduisait chez nous sans notre accord, nous essayerions de le faire partir. En combat le but est de garder sa bulle le plus possible tout grignotant, rentrant dans celle de notre adversaire.

Unités du Wing Tsun

Le Wing-Tsun traditionnel peut se découper en 4 unités distinctes. Ces quatre unités ont pour but de nous amener à la compréhension et l’intégration des principes et concepts du Wing-Tsun Traditionnel. L’idée finale du Wing Tsun Traditionnel est de faire le lien, d’assembler ces 4 unités.

  • UNITE 1

l’école de base. Elle comprend 3 formes à main nue, une au mannequin de bois, et deux avec armes. Plus les mouvements de base et déplacement de base. Formes à main nue : -Siu nim tao « Le chemin de la petite idée » -Chum kiu « Les bras qui font le pont » -Bui «Tse « Les doigts qui piquent » – le Mook-Yang-Chong « Mannequin de Bois » -Luk-Dim-Boon-Kwun «Le baton long » -Bart-Cham-Dao « Doubles Couteaux »

  • UNITE 2

Lat sao. Le Lat sao est ce qu’on pourrait appeler la préparation au combat. Il oppose deux pratiquant l’un cotre l’autre et ce travail librement. De plus il contient des programmes ayant pour but affiner nos reflexes, déplacements.

  • UNITE 3

Self défense. IL est possible de pratiquer la Self défense sans pratiquer le Wing-Tsun mais l’inverse est impossible. Le Wing-Tsun Traditionnel ayant été créé par une femme, celui-ci comprend une partie des plus réaliste en cas d’agression.

  • UNITE 4 

Chi sao. C’est dans cette dernière unité que réside l’âme du Wing-Tsun Traditionnel. Le Chi sao développe la sensibilité tactile, la fluidité et la souplesse. Il permet de comprendre comment travailler avec son corps mais surtout comment travailler par rapport à l’autre dès le premier contact.

Histoire

Le WING-TSUN TRADITIONNEL fut fondé en chine, il y a environ 350 ans sous la dynastie Ching, par la nonne Ngi Mui. Celle- ci faisait partie des cinq grands moines à avoir survécu à l’attaque du temple Shaolin Sud.

La légende raconte, que c’est en se promenant dans les montagnes où elle s’était réfugiée, que Ngi Mui aperçut un serpent et une grue se battre. Ngi Mui repensa alors son style grâce aux caractéristiques de ces deux animaux  qui lui parurent évidentes. Calme, précision et sens de l’équilibre pour la grue. Souplesse, sens de la direction et angle d’attaque pour le serpent. Peu à peu, elle créa un nouveau style d’auto défense basé sur la fluidité, les sensations tactiles, la simplicité des gestes, l’économie de force et d’énergie.

Par la suite, Ngi Mui rencontra une jeune fille du nom de Yim Wing Tsun. Yim Wing Tsun, mariée de naissance, était aussi fort courtisée par un officier de son village. Ngi Mui accepta de lui enseigner les bases de son style, qui à l’époque n’avait pas encore de nom. Au bout d’un certain temps, la jeune fille reparti voir l’officier. Elle lui déclara qu’elle était déjà mariée et que dans tous les cas elle refusera de partir avec un homme incapable de la vaincre. L’officier releva le défi et fut vaincu. Yim Wing Tsun retourna auprès de Ngi Muipour parfaire son enseignement et apprendre les techniques avancées du style.

Le nom Wing Tsun ou Wing Chun  provient du nom de la jeune fille. Celui-ci signifiant « Printemps radieux ».Certains disent que c’est Ngi Mui elle-même qui aurait choisi de baptiser son style du nom de son élève. D’autres pensent que ce serait le mari de Yim Wing Tsun qui aurait voulu appeler le style ainsi en mémoire de sa femme qui lui avait enseigné son savoir.


 

 

 

 

 

La manière dont le Wing-Tsun Traditionnel s’est transmis par la suite diverge énormément d’une école a une autre. Le dernier grand maitre reconnu de Wing-Tsun Traditionnel fut Maitre Yip Man. Celui-ci fut le dernier grand maitre à n’enseigner qu’aux chinois dont son élève le plus connu, Bruce Lee. Notons que même si Bruce Lee fut son élève le plus connu, Maitre Yip Man lui enseigna le Wing-Tsun Traditionnel seulement deux ans.

Aujourd’hui, le Wing-Tsun traditionnel est un des plus enseigné dans le monde mais paradoxalement reste très méconnu en France.